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Première Idée. Radios Web

 

Une Radio Web est très intéressante du fait que c’est un excellent moyen de communication, information, expression et créativité. dans notre domaine, pédagogiquement, elle est encore plus importante puisqu’elle joue sur les deux pôles celui des concepteurs émetteurs (qui doivent s’ingénier à produire des émissions attrayantes et à les renouveler constamment) et celui des récepteurs qui profitent des informations mais aussi qui peuvent participer et réagir.

Ce qui nous amène a affirmer qu’il est très important que ces radios web soient connues, et faciles à trouver. L’idée donc est de mettre en place un système autorisant l’accès facile, le partage et la collaboration. en plus du fait que cela occasionnera la mise en place d’ateliers autres que  le volet “AUDIO”.

Il s’agit donc de lancer ces ateliers dès à présent en profitant des rencontres occasionnées par les activités estivales.

A titre d’exemple la carte suivante :

Map2

 
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Publié par le 12 juillet 2016 dans Débats d'Idées

 

Facebook pour une nouvelle dynamique des institutions

facebookFacebook est le réseau social le plus utilisé en Tunisie, par pratiquement la majorité des jeunes mais aussi par les moins jeunes. Il est de ce fait un extraordinaire outil d’information, communication, échanges et partages.
Mais l’est-il vraiment sur les pages créées et gérées par les animateurs ?
Et puis pourquoi les pages des institutions sont celles des animateurs ?
Je ne vais pas répondre à ces questions, les réponses sont évidentes mais je vais suggérer quelques pistes qui pourraient profiter aux institutions pour de meilleures exploitations du réseau Facebook que cela soit pour édifier une image juste des institutions ou l’instauration d’une nouvelles dynamiques d’animation locales, régionales, nationales et même internationales.

Facebook, à y bien regarder est souvent utilisé en deça de ce qu’il offre. Trois solutions sont proposées par Facebook, le profil personnel qui représente essentiellement un individu, le groupe qui permet de communiquer sur des centres d’intérêt communs et la page qui permet aux organisations, entreprises, et autres de communiquer très largement.

Tenant compte de ces caractéristiques primaires, Facebook peut devenir pour les institutions de jeunesse, un extraordinaire outil autorisant une dynamique de groupe exceptionnelle basée sur l’expression, la communication, l’information, le partage et le travail collaboratif. Il suffit pour cela de mettre une place une stratégie de création et d’exploitation de profil, pages et groupes facebook impliquant les jeunes et les animateurs. Cela peut se faire sous forme d’atelier ou meme “amplifier” l’activité et la transformer en projet d’institution. Toutes les activités des institutions, quelque soit leur genre peuvent se greffer sur cette activité ou projet.

Exemple :

– Créer un seul profil ce qui autorise la création de plusieurs groupes et plusieurs pages.

– Toutes les créations doivent etre déléguées à un groupe et non à une seule personne (jeune ou animateur).

– toutes les étapes de créations et de suivis sont des occasions pour instaurer des ateliers (exemple : infographie pour la création des bannières, vidéo pour monter des diaporamas, des clips, des courts metrages, etc.)

– Une certaine rigueur doit prédominer dans le choix des publications et de l’espace où elles doivent etre placées.

– Il est esentiel de préviligier le partage et d’inciter les jeunes à partager au maximum surtout.

Facebook

 

Exemple de pages et Groupes

https://www.facebook.com/LesLogicielsGratuits/?ref=bookmarks

https://www.facebook.com/SAutoformer-en-Informatique-kyazidi-204979402948277/?ref=bookmarks

https://www.facebook.com/groups/birelbey1980/?ref=bookmarks

 
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Publié par le 23 février 2016 dans Débats d'Idées

 

Commentaires à propos d’une publication sur Facebook

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Avant propos.

J’avoue que j’ai beaucoup hésité avant d’entamer cet article qui n’en est pas un, c’est juste des commentaires à propos d’une publication que j’ai trouvé sur Facebook. Il s’agit en fait du programme d’une journée de formation. Et comme le programme a été publié donc il autorise les commentaires.

Les commentaires

Ce qui est frappant du premier coup, c’est le titre donné à la formation, surtout comparé à la durée de la formation. Et c’est la même remarque pour tous les intitulés des parties du programme.

Comment peut-on traiter de “L’Ecoute” et de la “Gestion des conflits” en une demie journée ? Même si on fait appel au meilleur spécialiste. Ensuite comment peut-on imaginer apporter des informations et nouvelles connaissances à un groupe qui dépasse très largement les 12 à 14 personnes ?

A voir le programme, il s’agit d’une série d’exposés oraux ou peut être agrémentés par des présentations multimédias. Donc l’assistance sera uniquement spectatrice et passive. Comment alors peut-on classer tout cela dans la catégorie “formation” ?

Une heure pour traiter six thèmes, les uns plus importants que les autres et chacun d’eux nécessitant des journées de formation agrémentées par des ateliers pratiques pour oser parler de formation.

Et puis trente minutes pour l’évaluation de la “formation” ! de quelle évaluation parle-t-on là ?

La grande question devient alors “quelle définition a été attribuée au terme “Formation” dans le cas présent ?

Les sujets proposés sont certes très intéressants voire très importants, mais la programmation proposée n’aura dans le cas présent que très très peu d’intérêts pour les personnes en formation, qui auront à subir deux heures de littératures agrémentées par beaucoup de mots savants dont ils ne retiendraient rien.

Propositions

Il aurait été intéressant d’envoyer et le programme et les interventions aux personnes à former avant au moins un mois de la formation, de telle façon que les intéressés auront tout le temps de lire et d’étudier les documents, de préparer les bonnes questions, et peut être même de les enrichir.

La journée deviendrait donc un échanges entre formateurs et personnes à former, cela impliquerait tous les présents dans une  dynamique de groupe plus propices et plus intéressantes.

On n’évalue pas une formation à la fin de celle-ci, certains appellent cela une évaluation “à chaud”. Cela ne peut s’agir d’aucune manière d’une évaluation. La réelle évaluation est celle faite sur le terrain. Voir et estimer comment la formation a été exploitée et jusqu’à quel point.

Programmer une formation c’est répondre à un besoin, ensuite évaluer ce besoin, le délimiter, en faire sortir un objectif précis à atteindre et delà proposer un projet de programme sous forme d’un projet, qui implique une gestion d’espaces, de personnes, de timing, de budget etc..

D’une manière générale, dans notre domaine, il faut proscrire et éviter les formations d’une demi-journée ou même d’une journée, c’est trop court puis nos formations, quelque soit le sujet ou thème, doivent être pensées en termes d’ateliers pratiques pour garantir l’adhésion et l’atteinte des objectifs.

 
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Publié par le 6 décembre 2015 dans Débats d'Idées

 

Un Journal, un document multimédia

couper1Il était prévisible que peu de commentaires suivront l’article sur le journal de l’animateur (al karrassa). Quoique presque tous les animateurs contestent le journal et trouvent qu’il n’est d’aucune utilité à personne en commençant par l’animateur lui même, qui pour éviter les remarques de l’inspecteur s’y plie sans conviction aucune.
Mon approche repose sur le rôle essentiel de l’animateur et sa fonction première qui sont l’accompagnement du jeune et rien d’autre.
L’accompagnement, cette notion porte en elle toute la stratégie de travail de l’animateur’ ses objectifs et ses méthodes de travail et ses outils.
L’animateur n’impose rien, il suit le jeune tout en étant à son écoute, en lui servant de garde fou et en mettant tout en œuvre pour que le jeune s’épanouisse, s’affirme dans le groupe, s’exprime, s’extériorise, communique, accepte les différences et de là être sécurisé dans son statut de jeune.
Alors comment admettre que l’animateur impose les activités et leurs déroulements à lui tout seul et delà élaborer une fiche basée sur un ensemble d’aléas ? Ce qui aboutit obligatoirement à un journal fictif, plat donc inutile.
La proposition est donc de ne pas supprimer le journal, mais de réaliser ses fiches « après coup », c’est à dire après la séance d’activité et non avant. Ce qui ferait du journal un DOCUMENT PÉDAGOGIQUE retraçant des situations réelles observées, décrites, et
analysées
Le journal deviendrait un extraordinaire outil de formation continue non seulement pour l’animateur mais aussi pour l’inspecteur et s’il est partagé pour tous les autres animateurs et inspecteurs.
Et du même coup le journal deviendrai aussi une source d’inspiration pour de nouvelles activités, nouveaux projets d’animation et recherches, surtout si chaque page est agrémentée par des photos, des vidéos, des vidéos, des documents PDF, des liens web, le tout en relation avec le sujet traité.Et de là faire que le document soit interactif.

Pratiquement

Il s’agit de donner à l’animateur de s’exprimer à propos d’une situation pédagogique vécue, donc il est essentiel de ne pas le lier ou l’emprisonner dans un formulaire. Chaque page peut contenir :

1. Une cartouche : données importants pour comprendre la situation, comme la date, le lieu, la durée de la séance, le nombre de participants et toutes autres information qui pourrait être rajouter pour la bonne compréhension, comme par exemple des données météorologiques s’ils ont un rapport direct avec la situation traitée.

2. Une description de la situation. il s’agit de décrire les “éléments” importants qui définissent la situation, faisant abstraction de tout le reste.

3. Une analyse de la situation sous forme de points, ne s’attachant qu’à un seul élément essentiel à partir duquel la situation peut être saisie et exploitée.

4. Peuvent être rajoutés en fonction de l’analyse des documents attachés, des photos, des vidéos, des liens internet.

Exemples de supports et logiciels

1. Un logiciel de traitement de texte comme Microsoft Word, ou opter pour les suites office libres comme Open Office (http://www.openoffice.org/)

2. Un logiciel de PAO comme Microsoft Publisher, ou aussi Open Office (plus souple dans la création de la page)

3. Adapter un Service en ligne comme Minute (https://minutes.io/welcome)

La démarche est la même pour tous ces logiciel ou service (comme indiqué ci-dessous pour le logiciel Word), tous ont l’avantage d’avoir des équivalents sur internet ce qui facilite le partage, les sauvegarde en ligne et plus encore.

Document Word

 
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Publié par le 10 novembre 2015 dans Débats d'Idées, Documents, L'Animation

 

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Commencer intelligemment l’année éducative. une expérience.

2015-10-01 01-03-50Il y a quelques années de cela (2013), j’ai pensé pouvoir remettre en cause « le départ de l’année éducative » et trouver une nouvelle approche pour motiver les animateurs.
La tradition voulait qu’on organisait une journée d’information, avec très peu d’informations, soit dit en passant. On réunissait tous les animateurs du gouvernorat et les inspecteurs essayaient avec des discours savants de réinstaller leur autorité.
Ce qui a retenir c’est que cette journée dite d’information n’apportait rien à personne.
L’idée était donc de mettre en place une stratégie nouvelle de travail, basée sur des projets d’animation diversifiés, inédits et auxquels participent toutes les institutions de la région.
Mais pour ce la il fallait partir d’une réelle évaluation des activités de l’an passé et d’un réel état des lieux (espaces, animateurs, moyens, budgets, etc.).
Pour faciliter l’approche j’ai proposé une démarche qui pourrait servir de base de réflexion avec les objectifs et étapes détaillées, le tout emballé sous forme de recherche action avec tout ce que cela sous entend.
Quoique l’expérience a avorté pour différentes raisons plus ou moins lamentables, je reste persuadé que cela peut réussir et créer une dynamique très intéressantes aux niveaux de la région.

Et voilà ci dessous les documents récapitulant la démarche et les objectifs, j’estime que cela pourrait servir ne serai-ce que pour s’en inspirer.

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Publié par le 1 novembre 2015 dans Débats d'Idées, L'Animation

 

“Al Karassa” de l’animateur ! et si le journal devient document !

Journal  forme ActuelleUn journal fustigé par les animateurs, exigé par les inspecteurs. Haï par les uns, vénéré par les autres.
Qu’en est-il ?
Chaque jour, l’animateur doit indiquer dans son journal, toutes les informations relatives à une séance d’animation prévue pour le lendemain (date, lieu, activité, nombre de jeunes, matériel, objectifs, déroulement). En réalité ce journal est inspiré de celui du professeur de lycée.
Le problème est que le professeur a un programme prévu et une progression décidée par des instances supérieures avec dates, durées et supports de cours. Mais l’animateur n’a rien de tout cela, il est amené à se projeter et à décider en partant de données aléatoires.

L’animateur ne sait pas si le lendemain serait exactement comme il allait le supposer,

  • une belle météo, (s’il pleut ou il vente, s’il fait beau ou gris, etc.)
  • des jeunes enthousiastes, qui ne passent pas des examens, qui n’ont pas de problèmes avec leurs parents, amis, ou professeurs, puis qui décideront de venir ou non à l’institution.
  • une journée sans problèmes de quelques natures que ce soit,
  • Et autres critères pour la réalisation de la séances qu’il avait imaginé (espace, matériel, problèmes personnels de l’animateur ou un quelconque état psychique).

Donc à ce niveau nous supposons que le journal “parle” d’un programme “prévu”, prévu par l’animateur.

Deux grand problèmes se posent à nous :

  • C’est l’Animateur qui décide de l’activité, de son déroulement et progression.
  • Que le journal ne peut en aucun cas devenir un document ni servir à quoi que ce soit. Dans son état actuel, le journal sert-il à quelque chose pour l’animateur, l’inspecteur, le jeune, l’administration, j’affirme que NON.

Le journal, dénigré par les animateurs est réalisé juste parce qu’il est exigé par l’inspecteur. Pire, le journal est la NEGATION DE L’ANIMATION SOCIOCULTURELLE, puisqu’il fait de l’animateur un professeur du secondaire, qui élabore son propre programme pour une technique qu’il a choisi lui même et qu’il réparti dans le temps de son propre chef, indépendamment de tout ce qui fait l’essence même de l’animation socioculturelle.

Alors si le journal est :

  • La négation même de l’animation socioculturelle
  • ne peut être en aucun cas considéré comme document puisque inexploitable
  • dénigré et refusé par l’animateur pour sa forme et son contenu
  • Exigé par l’inspecteur qui s’appuie dessus pour toute inspection (on a vu des inspecteurs suspendre une inspection rien que parce qu’ils n’ont pas trouvé de journal, ou qu’il n’était pas à jour).

Comment peut-on le garder (parce qu’il faut le garder, il est le “témoin” du travail pédagogique de l’animateur” mais en apportant des solutions à tous ses défauts actuels, c’est à dire :

  • le rendre intéressant pour l’animateur de par son contenu et sa forme
  • le transformant en document pédagogique important pouvant servir l’animateur, l’inspecteur ou toute autre personne dans une quelconque recherche
  • automatiser certaine partie pour éviter les redite et répétitions d’informations
  • le rendre accessible de n’importe où et n’importe quand, avec possibilité de partage et même de publications.

Deux propositions majeures :

  1. Rendre le journal numérique exploitant toutes les avantages de ce support (entre autre la possibilité d’impression papier, chère à beaucoup)
  2. Le journal est élaboré quotidiennement mais PAS AVANT LA SEANCE MAIS APRES. Que l’activité soit celle d’un club, ou d’une partie d’un projet, d’un atelier, d’une manifestation ou toute autre forme, il est beaucoup plus intéressant que l’animateur ne soit pas sous le joug d’un déroulement que lui seul a décidé, mais qu’au contraire qu’il soit à tout moment centré sur les jeunes et non sur la technique, pour pouvoir observer, écouter, analyser, proposer, débloquer, etc. Et c’est là le travail essentiel de l’animateur, donc nous supposons que chaque séance de travail apporte son lot “d’évènements” très importants à analyser par l’animateur.

Une fois la séance terminé, le journal sera prêt à recueillir des informations, analyses et observations très importantes qui feront de chaque “rapport” de séance un document exploitable non seulement par l’animateur lui même, par d’autres animateurs intéressés par l’expérience, mais aussi par son inspecteur ou d’autres inspecteurs pour des recherches, ou formations, ou journées pédagogiques puisqu’ils s’agit de données réelles sur une quelconque situation d’animation.

Et là le journal devient même un outil d’autoformation pour l’animateur, qu’il enrichi chaque jour par ses propres expériences mais aussi par les expériences de tous les animateurs qui partagent eux aussi leurs observations, analyses, conclusions, évaluations, propositions ou autres document rattachés au journal (autre possibilité offerte par le numérique).

Et l’inspecteur n’a-t-il pas là un excellent moyen d’évaluation réelle, objective et constructive qui rend non seulement compte du travail de l’animateur mais surtout de son évolution, progression dans son travail et aptitudes avérées.

Je développerai plus encore le journal sous sa forme proposée dans un prochain article, avec proposition d’une approche pratique.

 
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Publié par le 30 août 2015 dans Débats d'Idées, Les Animateurs

 

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L’ANIMATEUR SOCIOCULTUREL, "CET INCONNU"

largeUn ami m’a demandé : « quel est le profil idéal de l’animateur ? » Bonne question, même s’il s’agit de « l’idéal » et l’idéal c’est ce qui ne peut être qu’exceptionnellement. Mais voilà ma réponse.

Un animateur est avant tout un acteur social des plus importants, il se situe dans la société entre les parents, les professeurs et les fréquentations de la rue, bien sûr en ce qui concerne le jeune.

Donc il a DES rôles importants à jouer qui peuvent se résumer en deux mots « Aider le jeune à être jeune », c’est-à-dire l’accompagner pour que jeunesse se fasse sans trop de dérapages.

Pour cela l’animateur doit :

– Etre Un excellent communicateur et pour ça il doit être un bon observateur, il s’agit de l’Observation Active, celle qui permet de voir, détecter, analyser, et qui doit s’accompagner de l’Ecoute active. Deux qualités inséparables, observer et écouter pour comprendre et pouvoir agir.

– Etre une personne libérée, c’est-à-dire croyant en ses propres qualités, en ses idées, et suffisamment épanoui pour refuser toute aliénation d’où qu’elle vient, tout en restant ouvert.

– Maitriser la notion de « dynamique de groupe » avec toutes ses contraintes et règles. L’animateur ne doit en aucun cas dominer le groupe en profitant de son statut, il est un élément du groupe qui œuvre pour amener ce groupe vers l’autogestion sans se départir de ses propres fonctions. Il est un catalyseur dans le groupe, il est essentiellement centré sur les membres du groupe beaucoup plus que sur l’activité, c’est à lui que revient de détecter les blocages et les contourner, de pousser les jeunes pour qu’ils se dépassent eux-mêmes.

– Il doit être convaincu que toutes les techniques d’animations ne sont QUE DES OUTILS qui lui permettent de gérer le groupe, de lui permettre de s’exprimer, communiquer et partager.

– Il doit être convaincu que l’important dans une activité ce n’est pas le résultat mais l’acheminement, l’approche. Tout ce que réalise le jeune concrètement est important pour lui, pour le groupe, mais pour l’animateur, les objectifs sont ailleurs, c’est l’ambiance qui a été créée par le groupe, avec tout ce que cela implique, comme l’acceptation de l’autre.

– L’animateur doit être quelque part un « artiste » dans le sens où il ne s’encombre d’aucune règle immuable, il doit être capable d’improviser, de stimuler les jeunes pour qu’ils se surpassent que ce soit dans leurs idées, pensées, et réalisations pratiques.

– Il doit posséder une culture générale suffisamment élaborée pour pouvoir se retrouver indépendamment des générations et de leurs tendances.

– Il doit (et maintenant c’est une condition essentielle) maitrise les nouvelles technologies de l’information et de la communication pour les adapter au mieux à son travail et à ses objectifs.

Voilà quelques qualités, que l’animateur à mon sens doit posséder, bien entendu la liste peut se rallonger encore, je n’ai retenu que celles qui me paraissent primordiales et qui sont malheureusement négligées.

Et comme on parle de l’idéal, je pense qu’il peut se réaliser si l’animateur ne travaille PAS SEUL, et que dans nos institutions tout se fait par des équipes d’animations, chaque animateur participant avec ses propres capacités, compétences, et là tout devient possible pour atteindre les objectifs premiers de l’animation socioculturelle.

Juste une dernière précision, l’Animateur est la pièce maitresse de notre domaine, tout doit être fait pour qu’il jouisse d’une formation continue, accompagnée chaque année par des rencontres pour des échanges d’expériences, en plus d’espaces d’échanges continues comme internet, et là je parle d’un site dédié et non de Facebook ou autre blogs. (Khalifa Yazidi)

 
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Publié par le 25 août 2015 dans Débats d'Idées

 
 
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