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Archives Mensuelles: août 2015

“Al Karassa” de l’animateur ! et si le journal devient document !

Journal  forme ActuelleUn journal fustigé par les animateurs, exigé par les inspecteurs. Haï par les uns, vénéré par les autres.
Qu’en est-il ?
Chaque jour, l’animateur doit indiquer dans son journal, toutes les informations relatives à une séance d’animation prévue pour le lendemain (date, lieu, activité, nombre de jeunes, matériel, objectifs, déroulement). En réalité ce journal est inspiré de celui du professeur de lycée.
Le problème est que le professeur a un programme prévu et une progression décidée par des instances supérieures avec dates, durées et supports de cours. Mais l’animateur n’a rien de tout cela, il est amené à se projeter et à décider en partant de données aléatoires.

L’animateur ne sait pas si le lendemain serait exactement comme il allait le supposer,

  • une belle météo, (s’il pleut ou il vente, s’il fait beau ou gris, etc.)
  • des jeunes enthousiastes, qui ne passent pas des examens, qui n’ont pas de problèmes avec leurs parents, amis, ou professeurs, puis qui décideront de venir ou non à l’institution.
  • une journée sans problèmes de quelques natures que ce soit,
  • Et autres critères pour la réalisation de la séances qu’il avait imaginé (espace, matériel, problèmes personnels de l’animateur ou un quelconque état psychique).

Donc à ce niveau nous supposons que le journal “parle” d’un programme “prévu”, prévu par l’animateur.

Deux grand problèmes se posent à nous :

  • C’est l’Animateur qui décide de l’activité, de son déroulement et progression.
  • Que le journal ne peut en aucun cas devenir un document ni servir à quoi que ce soit. Dans son état actuel, le journal sert-il à quelque chose pour l’animateur, l’inspecteur, le jeune, l’administration, j’affirme que NON.

Le journal, dénigré par les animateurs est réalisé juste parce qu’il est exigé par l’inspecteur. Pire, le journal est la NEGATION DE L’ANIMATION SOCIOCULTURELLE, puisqu’il fait de l’animateur un professeur du secondaire, qui élabore son propre programme pour une technique qu’il a choisi lui même et qu’il réparti dans le temps de son propre chef, indépendamment de tout ce qui fait l’essence même de l’animation socioculturelle.

Alors si le journal est :

  • La négation même de l’animation socioculturelle
  • ne peut être en aucun cas considéré comme document puisque inexploitable
  • dénigré et refusé par l’animateur pour sa forme et son contenu
  • Exigé par l’inspecteur qui s’appuie dessus pour toute inspection (on a vu des inspecteurs suspendre une inspection rien que parce qu’ils n’ont pas trouvé de journal, ou qu’il n’était pas à jour).

Comment peut-on le garder (parce qu’il faut le garder, il est le “témoin” du travail pédagogique de l’animateur” mais en apportant des solutions à tous ses défauts actuels, c’est à dire :

  • le rendre intéressant pour l’animateur de par son contenu et sa forme
  • le transformant en document pédagogique important pouvant servir l’animateur, l’inspecteur ou toute autre personne dans une quelconque recherche
  • automatiser certaine partie pour éviter les redite et répétitions d’informations
  • le rendre accessible de n’importe où et n’importe quand, avec possibilité de partage et même de publications.

Deux propositions majeures :

  1. Rendre le journal numérique exploitant toutes les avantages de ce support (entre autre la possibilité d’impression papier, chère à beaucoup)
  2. Le journal est élaboré quotidiennement mais PAS AVANT LA SEANCE MAIS APRES. Que l’activité soit celle d’un club, ou d’une partie d’un projet, d’un atelier, d’une manifestation ou toute autre forme, il est beaucoup plus intéressant que l’animateur ne soit pas sous le joug d’un déroulement que lui seul a décidé, mais qu’au contraire qu’il soit à tout moment centré sur les jeunes et non sur la technique, pour pouvoir observer, écouter, analyser, proposer, débloquer, etc. Et c’est là le travail essentiel de l’animateur, donc nous supposons que chaque séance de travail apporte son lot “d’évènements” très importants à analyser par l’animateur.

Une fois la séance terminé, le journal sera prêt à recueillir des informations, analyses et observations très importantes qui feront de chaque “rapport” de séance un document exploitable non seulement par l’animateur lui même, par d’autres animateurs intéressés par l’expérience, mais aussi par son inspecteur ou d’autres inspecteurs pour des recherches, ou formations, ou journées pédagogiques puisqu’ils s’agit de données réelles sur une quelconque situation d’animation.

Et là le journal devient même un outil d’autoformation pour l’animateur, qu’il enrichi chaque jour par ses propres expériences mais aussi par les expériences de tous les animateurs qui partagent eux aussi leurs observations, analyses, conclusions, évaluations, propositions ou autres document rattachés au journal (autre possibilité offerte par le numérique).

Et l’inspecteur n’a-t-il pas là un excellent moyen d’évaluation réelle, objective et constructive qui rend non seulement compte du travail de l’animateur mais surtout de son évolution, progression dans son travail et aptitudes avérées.

Je développerai plus encore le journal sous sa forme proposée dans un prochain article, avec proposition d’une approche pratique.

 
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Publié par le 30 août 2015 dans Débats d'Idées, Les Animateurs

 

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L’ANIMATEUR SOCIOCULTUREL, "CET INCONNU"

largeUn ami m’a demandé : « quel est le profil idéal de l’animateur ? » Bonne question, même s’il s’agit de « l’idéal » et l’idéal c’est ce qui ne peut être qu’exceptionnellement. Mais voilà ma réponse.

Un animateur est avant tout un acteur social des plus importants, il se situe dans la société entre les parents, les professeurs et les fréquentations de la rue, bien sûr en ce qui concerne le jeune.

Donc il a DES rôles importants à jouer qui peuvent se résumer en deux mots « Aider le jeune à être jeune », c’est-à-dire l’accompagner pour que jeunesse se fasse sans trop de dérapages.

Pour cela l’animateur doit :

– Etre Un excellent communicateur et pour ça il doit être un bon observateur, il s’agit de l’Observation Active, celle qui permet de voir, détecter, analyser, et qui doit s’accompagner de l’Ecoute active. Deux qualités inséparables, observer et écouter pour comprendre et pouvoir agir.

– Etre une personne libérée, c’est-à-dire croyant en ses propres qualités, en ses idées, et suffisamment épanoui pour refuser toute aliénation d’où qu’elle vient, tout en restant ouvert.

– Maitriser la notion de « dynamique de groupe » avec toutes ses contraintes et règles. L’animateur ne doit en aucun cas dominer le groupe en profitant de son statut, il est un élément du groupe qui œuvre pour amener ce groupe vers l’autogestion sans se départir de ses propres fonctions. Il est un catalyseur dans le groupe, il est essentiellement centré sur les membres du groupe beaucoup plus que sur l’activité, c’est à lui que revient de détecter les blocages et les contourner, de pousser les jeunes pour qu’ils se dépassent eux-mêmes.

– Il doit être convaincu que toutes les techniques d’animations ne sont QUE DES OUTILS qui lui permettent de gérer le groupe, de lui permettre de s’exprimer, communiquer et partager.

– Il doit être convaincu que l’important dans une activité ce n’est pas le résultat mais l’acheminement, l’approche. Tout ce que réalise le jeune concrètement est important pour lui, pour le groupe, mais pour l’animateur, les objectifs sont ailleurs, c’est l’ambiance qui a été créée par le groupe, avec tout ce que cela implique, comme l’acceptation de l’autre.

– L’animateur doit être quelque part un « artiste » dans le sens où il ne s’encombre d’aucune règle immuable, il doit être capable d’improviser, de stimuler les jeunes pour qu’ils se surpassent que ce soit dans leurs idées, pensées, et réalisations pratiques.

– Il doit posséder une culture générale suffisamment élaborée pour pouvoir se retrouver indépendamment des générations et de leurs tendances.

– Il doit (et maintenant c’est une condition essentielle) maitrise les nouvelles technologies de l’information et de la communication pour les adapter au mieux à son travail et à ses objectifs.

Voilà quelques qualités, que l’animateur à mon sens doit posséder, bien entendu la liste peut se rallonger encore, je n’ai retenu que celles qui me paraissent primordiales et qui sont malheureusement négligées.

Et comme on parle de l’idéal, je pense qu’il peut se réaliser si l’animateur ne travaille PAS SEUL, et que dans nos institutions tout se fait par des équipes d’animations, chaque animateur participant avec ses propres capacités, compétences, et là tout devient possible pour atteindre les objectifs premiers de l’animation socioculturelle.

Juste une dernière précision, l’Animateur est la pièce maitresse de notre domaine, tout doit être fait pour qu’il jouisse d’une formation continue, accompagnée chaque année par des rencontres pour des échanges d’expériences, en plus d’espaces d’échanges continues comme internet, et là je parle d’un site dédié et non de Facebook ou autre blogs. (Khalifa Yazidi)

 
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Publié par le 25 août 2015 dans Débats d'Idées

 

24 opérations, entre colonies de vacances et sessions de formations… Et Après ?

 

Avant propos

je ne prétend pas avoir connaissance de tout le projet, tout ce que je sais je l’ai lu dans des messages ou posts sur Facebook et à travers des photos publiées par les animateurs. Donc tout ce que je dirai n’engage que moi et n’a d’autre motivation que la volonté de provoquer un débat sur les possibles exploitations des activités estivales organisées en cet été 2015.

wordle 3L’été 2015 a vu une réelle dynamique nationale qui a impliqué une pléthore de jeunes et un bon nombre d’animateurs sous formes de colonies de vacances, “académies” et “universités d’été”.

Une fois la liesse engendrée par ces actions terminée, qu’est-ce qui va se passer ? question qui normalement doit s’imposer, du fait que de tout temps, dans le domaine de la jeunesse, toute opération terminée et vite classée et “on” passe à autre chose, même si des fois une “évaluation” est faite. Et c’est dommage! toute opération est une nouvelle expérience avec tout ce que suppose à tous les niveaux, programmation, logistique, déroulement, etc.

Alors qu’est-ce qui peut se passer dans le cas présent :

– Comme de coutume, clore le dossier et passer à autre chose avec le sentiment d’avoir bien travaillé.

– Faire des évaluations partielles, demander à chaque équipe d’animateurs de faire sa propre évaluation soit en leur laissant le choix des outils ou en leur imposant un formulaire.

– Demander au inspecteurs de faire des synthèses de leurs rapports de suivis des opérations qu’ils ont pu accompagner.

– Ou bien chercher comment profiter au maximum de cette “expérience” et ne se limitant pas aux simples constats de ce qui a marché ou non. Mais en partant de certaines évidences comme par exemple l’engagement des animateurs qui assuré un déroulement sans incidents des actions, ou le fait de n’avoir pas considéré et conçu ces actions sous forme d’un projet d’animation national unique, etc.

Pour ma part, je propose d’aller au-delà de ce qui a été réalisé, et d’opter pour une évaluation qui aurait pour objectif, non les activités estivales en elles mêmes mais une réflexion profonde sur le domaine de l’animation socioculturelle dans son essence et dans sa “totalité”, sur les possibles évolutions des activités, leurs prolongements et les stratégies à mettre en place pour ne plus être en décalage ni par rapport aux jeunes ni par rapport à l’évolution de la société . 

Pour cela je pense qu’il serait judicieux d’organiser une Université d’Automne (deuxième quinzaine du mois de septembre) et d’y inviter le maximum possible des coordinateurs, des animateurs et des formateurs ayant participé aux activités estivales.

De les regrouper dans des ateliers ou workshop de réflexion selon des thèmes qui pourraient être décidés la première journée de l’université. L’avantage de l’université est d’allier loisirs, détentes et travail intensif.

Avec les nouvelles technologies, les travaux des workshop seront facilités, très riches autorisant les échanges entre groupe, les partages, les collaborations partielles, mais aussi des séances quotidiennes de récapitulations ou d’évaluations partielles en plus des documents qui en résulteront.

Des activités annexes peuvent être mise en place  pour la dynamique de l’Université et servir même d’objet d’expérimentation comme une télévision locale, ou production d’un magazine.

Il ne s’agit ici que de quelques idées (nullement originales) juste pour enrichir le dialogue et parce que j’estime qu’évaluer est très important pour progresser, mais évaluer autrement est encore plus intéressant dans un domaine qui a stagné à tous les niveaux alors qu’il est par essence un domaine de création, de créativité, d’innovation, et de dynamique perpétuelle.

Exemples de pistes pour les workshopActivités Estivales les MOINS

Un ami, l’autre jour m’a fait remarquer que je n’ai jamais été entendu et sa remarque m’a beaucoup plu puisqu’elle m’interpelle dans mes plus profonde convictions. il avait raison, mais je suis comme cela, faut que je mette mes pieds dans le plat.

 
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Publié par le 16 août 2015 dans Débats d'Idées

 
 
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