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Archives Mensuelles: septembre 2011

L’Observatoire de la jeunesse, ses jumelles étaient embuées

Avec tout ce qui se passe en Tunisie depuis janvier 2011, j’ai l’impression qu’un « organisme » très important a été oublié, il s’agit en l’occurrence de « L’Observatoire National de la Jeunesse ». Il est important à mon avis parce que théoriquement, de par ses rôles et objectifs il était le mieux placé pour connaître le mal-être des jeunes et de là savoir qu’un changement s’opérera bon gré mal gré suite à cet état des faits. Seulement voilà, il n’a rien vu passer. Et la grande Question est : POURQUOI ? Pourquoi avec tous ses moyens, et depuis le temps de sa mise en place, il a été aveugle, sourd et muet ?

Pour essayer de comprendre revenons aux textes qui le régentent : dans le journal officiel du mois de mai 2002 et sous le numéro 41 nous trouvons :

Article premier. – Est créé, un observatoire d’information, de formation, de documentation et d’études appelé « observatoire national de la jeunesse ». Ledit observatoire est un établissement public à caractère administratif placé sous tutelle du ministère de la jeunesse, de l’enfance et des sports.

Art. 2. – L’observatoire national de la jeunesse a pour objectif de prendre soins des préoccupations des jeunes et de leurs aspirations, d’identifier leurs besoins et d’organiser des consultations qui seront mises à profit dans l’élaboration des plans de développement.
Il est chargé notamment de :
– fournir aux jeunes l’information fonctionnelle et de service,
– regrouper en un seul espace les secteurs en charge directe des préoccupations des jeunes,
– réaliser des sondages d’opinions pour identifier les préoccupations et les besoins des jeunes,
– réaliser des recherches et des études d’évaluation et de prospection en rapport avec le secteur de la jeunesse,
– réaliser la consultation périodique de la jeunesse, en coordination avec les structures et institutions concernées, évaluer et exploiter ses résultats,
– organiser des séminaires d’apprentissage et de formation, des rencontres et des journées d’études ainsi que des manifestations y afférentes.

Donc ses rôles sont multiples, « informer, former, documenter et faire des études », et ses objectifs tournent autour des préoccupations des jeunes visant l’identification des besoins pour l’élaboration de plans de développement.

Avec ces attributions-là comment depuis 2002, l’observatoire s’est retrouvé dans la position de la dindon de la farce ?

A y bien regardé, nous trouvons que l’observatoire devait identifier les préoccupations des jeunes et pour cela il devait aller au devant des jeunes, s’ouvrir sur eux, et qui sont ses meilleurs alliés pour y parvenir si ce n’est les institutions de jeunesse (surtout que nous sommes dans le même Ministère de tutelle) ?

L’histoire dit que l’observatoire a toujours travaillé seul indépendamment des maisons des jeunes, sauf pour les concertations politiques où il a eu juste besoin des animateurs pour faire les basses besognes.

L’observatoire qui normalement devait collaborer étroitement avec les institutions de jeunesses pour mener ses études et proposer les pistes de la mise en place de stratégies a toujours ignoré ces institutions.

Alors que dit encore l’histoire ? elle dit que l’observatoire qui devait rendre compte de l’énorme budget dont il dispose, organise chaque année un séminaire sous un thème qu’il impose et qui n’a rien à voir avec la réalité du terrain et des jeunes, et qu’il meuble avec quelques animateurs, mais surtout qui lui permet d’éditer un document qui ne sert à personne.

Pardon ! Ce document  d’un coup, d’un seul coup va être « l’information », « la formation », « la documentation » et « l’étude » donc il a bien fait son travail.

Conclusion, mais pas la seule conclusion, l’Observatoire n’a pas fait son travail tout en présentant une monnaie d’échange qui fait supposer qu’il l’a fait et c’est très bien joué, puisque depuis 2002 personne n’a osé demander des compte à l’observatoire en commençant par le Ministère de tutelle, qui est chaque année amené à mettre en place la politique du secteur de la jeunesse (à partir de quelles données ? va voir).

  • Informer : l’observatoire s’est cantonné dans sa belle bâtisse obligeant les jeunes chômeurs ou autres à se déplacer et en mettant à leur disposition un comptoir qui a été supplanté depuis belle lurette par internet.
  • Former : là c’est le blackout, à un certain moment un laboratoire informatique a été mis en place puis après quelques tentatives de formations primaires et régionales, a été fermé. Sinon on n’a jamais entendu parler de session de formation organisée par l’observatoire. Et s’il y en avait, alors là ca deviendrait catastrophique parce que cela enchainerait des questions trop embarrassantes pour l’observatoire, toujours en partant de son statut, rôles et fonctions.
  • Documentation : les quelques livrets issues des séminaires annuels et traitant de sujets et thèmes obsolètes n’ont jamais fait l’objet d’une réelle distribution.
  • Alors comment voudrions-nous que cet Observatoire soit au courant du mal être des jeunes tunisiens, de leurs préoccupations.

Il y a eu les concertations avec les jeunes, supposées comme tel et comme un dialogue direct ordonné par le gouvernement et mené comme une grande mascarade où tout est falsifié, tout est faux, puisque même les résultats étaient décidés avant le déclenchement des opérations.

Et tout ce qui a été avancé n’est rien devant la réalité des choses, c’est pour cela que je m’étonne que personne n’ose encore demander des comptes à une institution qui a dilapidé des milliards au vu et au de tout le monde. Avant, les quelques opérations de camouflage explique bien des choses, mais aujourd’hui ?

(Bizarre que le site : http://www.onj.nat.tn refuse de s’ouvrir) !!!

 
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Publié par le 26 septembre 2011 dans Débats d'Idées, Les Institutions

 

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Ennabbar, ….ils font encore parler d’eux

 
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Publié par le 23 septembre 2011 dans BD de la Semaine

 

La scène s’estompe derrière les coulisses

gueule

L’impression grandissante qui s’impose à moi de jour en jour est que les bureaux même directoriaux ressemblent de plus en plus à des antichambres, à des corridors sombres. Quand Janvier 2011 a inauguré des changements fondamentaux dans le pays (remarquez que je ne parle pas de révolution, et ce sciemment, parce qu’en fin de compte on a enlevé des têtes pour les remplacer par d’autres, et ça ce ne peut être une révolution), et malgré tout, comme tout un chacun, je me suis réjoui en pensant que notre domaine aussi va profiter et tenter le coup des changements. Désillusion totale. Niet. Statuquo absolu.

Le plus frappant c’est que on a continué comme si de rien n’était, si ce n’est pire des fois. Tout se passe en catimini, tout est tractations.

DE quoi je parle au juste? Des informations qui fusent de temps en temps, on ne sait ni comment, ni pourquoi, juste qu’il y aurait une manifestation, un voyage, une opération, un concours, un projet. Alors la question qui s’impose est Pourquoi ce Blackout ? Tout se passe ou plutôt se trame dans des cercles très restreints d’où le terrain est le premier à être exclu.

Nous on n’a droit qu’aux conclusions, aux décisions finales. Et quand je dis « nous » je me trompe, parce qu’il s’agit juste de ou des intéressé(s) par l’opération. Comment les gens sont sélectionnés ? en fonction de quels critères ?

Pourquoi ne pas opter pour l’information vraie, pour la transparence en informant tout le domaine des opérations et projets de l’administration centrale dans lesquels les gens du terrain seront impliqués ?

Pourquoi ne pas communiquer à chaque fois le profil des personnes qui auront à participer aux projets ou opérations, et de là ouvrir la porte à une compétitivité qui profiterait essentiellement à l’administration centrale et son impartialité.

Avant janvier 2011 on a accepté en rigolant que le Directeur Général soit, presque, le seul à bénéficier de toutes les opérations qui se passaient à l’étranger, indépendamment de sa spécificité (séminaire, formation, accompagnement, etc. juste « nemchi naa »), on a accepté amèrement en ricanant que la Direction est seule juge quand il s’agit de nommer le responsable d’une manifestation, on a accepté durement en vomissant que les concours de promotion soient des mascarades qui récompensent les amis au détriment des compétences (rappelez-vous le dernier concours des inspecteurs principaux).

Est-ce que cela a changé après janvier 2011 ? Oui ce n’est plus le Directeur Général qui profite mais qui en profite au fait ? Sinon tout le reste n’a pas changé. Pour chaque opération les tractations obscures sont toujours là.

Personne, non personne ne pourra accepter d’être l’objet d’une tractation et pire personne n’acceptera d’être oublié dans une tractation. Contradiction ? Non ! lisez entre les lignes.

L’évidence première qui s’est imposée depuis belle lurette, et qui n’a pas bougé d’un iota est que la compétence est le premier critère d’élimination, d’écartement, ou des fois d’être l’objet de tractations houleuses, dégradantes pour l’intéressé.

Voilà où on en est en septembre 2011, neuf mois après le coup d’envoi des changements. Messieurs, nous voulons de la transparence, nous voulons savoir tout ce qui touche au domaine et qui se décide au détriment du terrain. Nous voulons que nos compétences seules soient reconnues et prises en compte. Nous voulons reconstruire avec vous notre domaine, nous ne pouvons continuer à subir « vos décisions ». Ce n’est guère difficile, et ce n’est aucun cas arrogant. Nous voulons ressentir profondément qu’on est des collaborateurs et non de simples exécutant sourds, aveugles et muets.

Discours confus et peut être pas cohérent ? Est-ce que vous avez vu un homme en colère dont le discours est cohérent ? Mais vous savez que même sans sa cohérence c’est un discours juste, vrai, sincère, qui dit ce que tout le monde pense et dit tout bas et sans oser l’avouer. Moi je ne veux pas être de cela, je ne veux guère de « faveurs », je ne demande que ce qui m’est dû et que je n’ai jamais pu obtenir malgré tout ce que j’ai donné et que je ne regrette jamais d’avoir donné.

 
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Publié par le 23 septembre 2011 dans Débats d'Idées

 

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Délires d’été.. (4ème Partie).. Le Droit d’être en colère

 

Un Gros Hic dans les passations

Une passation entre deux directeurs de maisons de jeunes, l’un partant et l’autre entrant (pour que cela soit clair), dure depuis plus de deux mois. Bizarre Non ? Il s’agit d’une maison de jeunes pas si grande que ça dans sa superficie, puis comme elle a subit la foudre des pillards au mois de janvier, vous imaginez son équipement.

Alors une question (bête comme toujours), si deux directeurs par exemple de l’une quelconque des Directions du Ministère de l’agriculture, la passation durera combien d’années ?

Puis, encore une autre  maison de jeune, plutôt un centre de stage ou maison des jeunes avec centre de séjours, je ne sais plus, en tous les cas, elle est sans Directeur, on a évincé le nouveau, on a nommé un nouveau par voie de concours sur dossier. Seulement le nouveau Directeur après mure réflexion s’est désisté au profit de celui qui venait derrière dans la liste. Alors on a nommé ce dernier, depuis déjà un bon bout de temps, mais la passation n’a pas encore été faite.

Il y a comme qui dirai un problème avec les passations, n’est-ce pas là un sujet de recherche passionnant et subtil ?

Que choisir entre les sites et la Page Facebook ?

Avec deux sites web (le premier se prend pour un Portail) et une page Facebook, le Ministère de la Jeunesse et Sports nous comble côté information (entendre quantité, la qualité je n’en sais rien).

Seulement, personnellement je (moi cadre de la jeunesse) reste sur ma faim, beaucoup beaucoup de sports (avec peu d’infos, j’entends  réelle information), très très peu de « jeunesse », et ce « peu » est malheureusement à côté de la plaque. Il est vrai que l’embauche est important comme problème et normal que tout le monde soit impliqué, mais il est aussi vrai que plus de 400 institutions de jeunesses vont commencer une nouvelle année éducative dans le flou total avec des problèmes d’espaces, de budget, d’équipement, de programmes, de statut de ses animateurs et j’en passe.

Alors les sites web et Facebook, quels rôles ils jouent pour que nous puissions comprendre et suivre et pourquoi pas applaudir ?

 
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Publié par le 21 septembre 2011 dans Débats d'Idées, L'Animation

 

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Délires d’été… La Faute au sirocco (3ème Partie)

Renouer avec Bir El Bey… Rendez-vous sur Facebook

communiquerLes changements qui se sont opérés en Tunisie sont indéniablement une chance inouïe pour nous de tout remettre en cause, le domaine a sombré depuis longtemps, les animateurs sont très mal dans leurs peaux, les institutions sont désertées par les jeunes, des programmes sans aucune imagination, etc. Donc l’occasion de tout revoir et de proposer à l’administration centrale un projet était bonne à prendre, mieux, elle n’était pas à rater. D’où l’idée d’un espace commun pour collecter les idées et les propositions pour ensuite faire une synthèse et en faire un document qui servirait de feuille de route.

Depuis le mois de février 2011 j’ai publié un blog (Hors Champ) dont le premier objectif est de mettre en place un espace de discussion, dialogue, et échanges impliquant tous les acteurs du domaine de l’animation socioculturelle. J’ai proposé des thèmes et des rubriques pour structurer les échanges et les apports en idées et propositions.

Ensuite j’ai entrepris de diffuser le blog le maximum possible, avec en soutien une news letter qui facilitait le suivi des ajouts d’articles et messages. Le Blog a dépassé les 25000 visiteurs avec une moyenne de 170 visites par jour, mais l’objectif n’a pas été atteint, en tout cas comme moi je l’espérais. En cours de route j’ai rajouté d’autres blogs, un site et un forum, toujours pour élargir au maximum l’espace d’échanges, mais là encore cela n’a pas changé grand-chose. Et la question de l’abstention malgré les visites est restée une énigme, trop d’explications se sont offertes à moi, mais toutes insatisfaisantes.

Alors j’ai tenté une autre expérience en créant une page Facebook, partant du principe vrai que presque tous nos cadres ont leurs pages. Mais là aussi déception, en regardant ce que les gens échangeaient, il n’y avait pas grand espoir de redresser la barre.

Le plus grand défaut de Facebook, c’est que les pages ne sont pas structurées, tout le monde y fourre tout ce qui lui passe sous la souris, partage de photos, de vidéos, et la politique qui côtoie le personnel. Malgré qu’on peut créer des pages avec des sujets spécifiques, ou mettre en place des groupes de discussions fermés, cela nécessite bien sûr une certaine discipline ignorée par la majorité.

N’empêche que l’expérience est à tenter. J’ai crée ma page et j’ai lancé un groupe de discussion avec comme titre-programme « Bir El Bey… comme nous le voyons et comme nous le voulons ». Une sorte d’appel à tous ceux qui pensent toujours que Bir El Bey est NOTRE et que c’est devoir de vouloir s’y intéresser et de l’amener à collaborer avec le terrain.

Il s’agit de « repenser » Bir El Bey en tant qu’institut de formation des cadres de la jeunesse. C’est à dire proposer des idées pour renouer d’une façon générale avec l’Institut pour pouvoir mettre des projets en commun (projets de formation, de collaboration, d’échanges, etc.). Depuis maintenant 20 ans l’Institut fonctionne indépendamment du terrain avec tout ce que cela implique pour la formation des étudiants. Bir El Bey est le meilleur espace pour la formation, qu’elle soit de base ou formation continue et recyclage, avec son infrastructure et son statut il s’apprête à toutes les initiatives qui doivent lier étroitement l’Institut au terrain. Alors il s’agit de proposer des idées, des projets, des stratégies, etc. pour une meilleure efficience des formations quelles qu’elles soient.
L’idée est de collecter le maximum de propositions et de provoquer un évènement pour les mettre sur une table de discussion qui réunira toutes les personnes qui seront intéressés par la concrétisation de ce projet (profs,étudiants et administration de Bir El Bey, Animateurs sur le terrain, direction générale, inspecteurs, etc.)… Pourquoi pas une université d’hiver qui sera organisée à Bir El Bey pendant les vacances d’hiver.

Voici les premières idées que j’ai proposé :

· Il sera important de mettre en place un comité de coordination mixte (Bir El Bey/Direction générale).

· Mettre en place un système de communication genre site web ou mieux un forum, qui permettrait entre autres les échanges d’informations en continue.

· Mettre à la disposition des étudiants de Bir El Bey la liste complète des maisons des jeunes pour les inciter à les découvrir (ou juste celle de sa région pour chaque étudiant) et même participer aux activités

· Demander à ce que les formations des cadres (régionaux ou nationaux) se fassent à Bir El Bey pour créer un pont entre les animateurs et les étudiants animateurs, et ainsi permettre les échanges et les collaborations.

· Les projets d’institutions peuvent faire l’objet d’un dossier qui sera transmis à l’Institut et ainsi permettre aux étudiants d’y participer

· Constituer un autre dossier (national) regroupant toutes les manifestations prévues par les maisons des jeunes et le partager avec l’Institut. Là aussi les étudiants pourront y participer

· La Direction générale peut programmer des sessions de formations communes (animateurs et étudiants) portant sur des thèmes toujours d’actualités comme les réseaux sociaux et leurs exploitations, ou la planification, le suivi, et les évaluations des projets d’animations, et bien d’autres thèmes possibles … l’encadrement peut être mixte

· Impliquer dans la mesure du possible des animateurs dans les actions de l’institut, celui devrait communiquer le calendrier de ces actions

· Entreprendre des recherches actions communes, sur le terrain qui impliquerai des profs, des étudiants, des animateurs et des inspecteurs

· Entreprendre des recherches actions communes, sur le terrain qui impliquerai des profs, des étudiants, des animateurs et des inspecteurs

· Réaliser des documentaires (aussi variés que possible) qui pourraient servir dans les cours de Bir El bey ou dans les journées pédagogiques. Documentaires qui seraient écrits et réalisés par des équipes mixtes.

· créer une revue commune qui sera alimentée par les étudiants, les profs, et les animateurs. un comité de rédaction mixte sera aussi mis en place. L’essentiel étant de garder un contact permanent entre les gens du terrain et les étudiants et profs de Bir El Bey.

· Créer une médiathèque commune qui sera constituée de photos, diaporamas, vidéo etc… Susceptibles d’intéresser et les animateurs et les étudiants dans leurs recherches, projets, etc.

Maintenant la porte est ouverte, personnellement j’y crois beaucoup en ce projet de renouer avec l’Institut. La collecte ne doit pas trop durer, l’initiative des dialogues entre direction générale et la direction de Bir El Bey ne doit pas trop tarder.

Lien Facebook : https://www.facebook.com/groups/170555266357551/?notif_t=group_activity

 
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Publié par le 19 septembre 2011 dans Débats d'Idées, Les Institutions

 

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Ennabbar, nouveau combat


Ennabbar … nouveau combat
 
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Publié par le 1 septembre 2011 dans BD de la Semaine

 

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