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5 Maps pour transformer une activité en Projet

Souvent des idées d’activités intéressantes peuvent devenir meilleures si on pense aux prolongement que l’activité peut inspirer.

Je vais prendre l’exemple du « championnat régional de football » qui se limite à la programmation et à l’exécution des matchs et… point final. Pour cela je vais suivre l’acheminement suivant (en n’utilisant que des graphiques pour en faciliter la lecture et la saisie de l’idée) :

· Commencer par « L’état des lieux », c’est-à-dire ce qu’il en est de cette activité, ses « plus » et ses « moins » pour pouvoir fixer des objectifs et proposer des pistes pour la réalisation de ces objectifs.

· Expliciter les caractéristiques de l’activité pour trouver les prolongements possibles.

· Mettre en place quelques objectifs réalisables, découlant des « moins » de l’état des lieux.

· Proposer des pistes qui permettent les prolongements et combler les « moins » de l’activité.

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objectifs

 

pistes

 

activités

En résumé, nous avons notre activité football mais on lui a « accolé » nombre d’autres activités qui la prolongent et qui assurent

· un plus grand nombre de participants.

· Des activités très variées.

· Une collaboration des jeunes.

· L’exploitation de certaines nouvelles technologies.

· L’exploitation de toutes les « autres » activités de l’institution.

 
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Publié par le 10 février 2014 dans Documents, Formation

 

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La Maison des jeunes.

[Si vous voulez écouter au lieu de lire]

 
Nous traiterons de la maison des jeunes en tant que tout, c’est-à-dire l’ensemble des espaces, parce que c’est cet environnement qui conditionne l’action animation.

1. Rôles et fonctions

La maison des jeunes est un espace ouvert aux jeunes sans distinction aucune. Un espace d’accueil, avec des animateurs et des programmes d’activités qui sous entendent des moyens et des outils mais surtout des objectifs bien précis, en rapport direct et exclusif avec le jeune (son développement psychosocial sous toutes ses formes). La Maison des jeunes étant le troisième milieu dans lequel évolue le jeune, le premier étant la famille, et le lycée, le deuxième.

Une maison des jeunes se forge à l’image du milieu dans lequel elle évolue. « la clientèle » n’est jamais la même et la communauté est en constante mouvance. On travaille en symbiose, en continuité, avec le milieu. Ce qui perdure, c’est la priorité octroyée à l’implication des jeunes et au dépassement de soi. On intervient sur les jeunes pour que ceux-ci en viennent à intervenir.

Dès lors, la prise en charge s’effectue en partie grâce à la structure qui préconise un équilibre des forces en présence. Les jeunes devant y occuper autant de place que l’administration et l’équipe d’animation.

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En plus d’être ouvert, l’espace appelle son appropriation par les jeunes. Cette appropriation s’effectue de deux manières ; on parle d’une appropriation physique et une appropriation morale. L’appropriation physique sous-tend une appropriation morale. En partie, de la première découle la seconde. Par appropriation physique, on entend que les jeunes peuvent, à la condition que ce soit fait de façon rationnelle, organiser les lieux comme ils l’entendent. La disposition des lieux, la couleur des murs sont le reflet de ce que sont les jeunes de la maison.

Grâce aux animateurs et à l’organisation des activités, les adolescents sont amenés à prendre connaissance de leurs capacités. C’est ainsi qu’entrent en jeu les notions d’auto prise en charge et d’autoréalisation. Mais encore, lorsqu’on parle de démarche vers l’autonomie, on entend travailler en fonction des choix que les adolescents doivent effectuer, et faire en sorte qu’ils prennent plus de place, ce qui n’est pas toujours facile.

La maison des jeunes étant investie d’un rôle aussi important que celui du lycée sa philosophie est tournée vers le développement de l’adolescent, de ces capacités.

Elle se veut une tribune pour les jeunes, son but ultime est d’arriver à ce que les jeunes qui la fréquentent se prennent en main, atteignent ce qu’on peut appeler le « statut de vrai citoyen ». Pour cela elle se doit de permettre aux adolescents d’apprendre ce qu’est la vie communautaire et lui permettre de s’impliquer dans le vécu de la communauté.

2.Fonctionnement

Pour atteindre ses objectifs, la maison des jeunes offrent un service d’animation donnant l’aide nécessaire à la réalisation de diverses activités reliées à l’accueil, à l’information, l’accompagnement, la prévention, la formation, et les loisirs.

La prévention s’y exerce par le biais de dépistage, d’activités d’information, et par aide directe. Le tout est exécuté dans une optique où le jeune s’intègre à son milieu.

Une constante se dégage, le cadre d’intervention doit être flexible pour permettre aux animateurs d’être disponibles et à l’écoute du vécu des jeunes. Le tout devant s’exercer sans qu’il n’y ait de contraintes institutionnelles, les jeunes fréquentant les maisons sur une base volontaire.

Les pratiques des maisons des jeunes mettent en lumière le fait qu’on dispose des outils nécessaires pour inciter les jeunes à se prendre en main. Elles se doivent d’être en mesure de le faire, mais encore, elles se doivent d’en avoir la volonté. Dans ce dessein, ce qui prime, ce sont les jeunes.

Cette prise en charge de la jeunesse se fait par divers moyens. C’est ainsi qu’on parle de démarche vers l’autonomie.

On parle souvent du manque de mobilisation des jeunes, de leur individualisme. À défaut de pouvoir se tourner vers un organisme ou une personne aidant, les jeunes se centrent sur eux. Cela n’est pas sans rendre difficile le travail des animateurs. Pour parvenir à attirer et soutenir leur attention, il faut faire preuve de patience et d’invention. En fin de compte, ces jeunes reçoivent plus d’une maison de jeunes que ce qu’ils lui demandent.

L’implication des jeunes ne va pas de soi ; il faut aller les chercher. Attirés à la maison des jeunes parce qu’elle est un lieu de rencontre, ils considèrent ses autres caractéristiques étant accessoires.

C’est davantage par le dialogue que par l’action qu’on prévoit inciter le jeune à se prendre en main. On veut permettre aux jeunes d’avoir un comportement critique vis-à-vis des choix qu’ils doivent faire. Par l’écoute et la discussion, on pousse l’adolescent à mener plus loin son analyse. On ne se contente pas d’agir que lorsqu’un jeune vit une période de crise, on force la discussion.

Pour permettre le développement des adolescents, les maisons des jeunes mettent l’accent sur deux volets : L’un axé sur l’organisation et la réalisation d’activités récréatives, et l’autre sur l’information.

C’est par le développement de leurs capacités que les adolescents pourront se prendre en main. S’ils agissent, c’est dans un cadre où ils sont libres. Les animateurs s’évertuent donc à aider et à trouver des moyens pour que les adolescents puissent atteindre l’objectif ultime qu’est la prise en main par les jeunes. On pense alors à l’organisation d’activités, à l’écoute, au renforcement positif.

L’organisation de l’intervention à partir des programmes apparait, dans le contexte des maisons des jeunes, l’approche la plus favorable afin d’assurer une centration sur les besoins des jeunes.

Les programmes proposés sont planifiés en fonction de la mission de l’institution et des besoins des jeunes adhérents (notamment, parce qu’ils sont planifiés dès le départ à partir d’une évaluation des besoins et attentes).

Les besoins du jeune, ses attentes deviennent le paramètre décisif de l’organisation, de la programmation et de la distribution des tâches.

Dans cette logique, les animateurs, et les activités proposées sont « au service » des programmes et non l’inverse.

Cette approche assure de l’activité spécialisée parce que les jeunes « cibles » sont bien identifiées et qu’une conception de l’intervention à l’égard de ces jeunes se trouve définie.

L’approche par programme facilite l’identification des priorités et en ce sens favorise la pertinence des actions. Elle permet de clarifier la définition des objectifs de travail avec les partenaires lors de la planification des activités et favorise la cohérence en se développant en liens étroits avec la mission des maisons de jeunes.

Sa logique constitue également un véhicule mieux adapté au dialogue entre les animateurs, elle offre donc une voie privilégiée au développement des connaissances sur leurs interventions.

Enfin, elle permet d’offrir des « services » moins aléatoires, davantage ciblés.

L’approche par programme comporte aussi ses exigences. Elle demande une planification soutenue et constante. Une planification qui permet de s’assurer de la cohérence des actions, c’est-à-dire de l’adéquation entre les actions et la mission de l’institution.

Cette approche oblige aussi à procéder à une analyse continue des besoins afin de pouvoir offrir toutes les pistes possibles, s’assurant ainsi de la pertinence des actions, c’est-à-dire l’adéquation entre les besoins, les attentes et les actions proposées.

Puis, elle nécessite le soutien systématique au développement des programmes, lequel ne peut plus s’effectuer au gré des initiatives personnelles. Dans ce contexte, le soutien apporté au développement vise à canaliser la créativité des animateurs dans un projet qui soit pertinent, assumant ainsi une direction au développement du programme. Ce choix s’accompagne, en outre, d’un impératif d’évaluation des actions en regard duquel doit s’appliquer une rigueur méthodologique.

3. Objectifs généraux de la maison des jeunes

Il apparait indispensable de développer une pédagogie qui mette en œuvre des outils adéquats pour susciter l’Esprit d’Entreprendre chez les jeunes dans les divers domaines.

Il s’agit là de la pierre angulaire de toute intervention. Où l’on met en interrelation l’écoute et l’action.

Cette pierre angulaire du travail se situe au niveau de l’apprentissage par les jeunes, signifiant l’acquisition :

  • D’un outillage personnel suffisant ;
  • D’une expérience légitime du pouvoir de dire et de faire ;
  • D’une amélioration des relations avec les autres ;
  • D’une participation à la vie communautaire ;
  • D’une possibilité réelle de choisir entre plus d’un modèle ;
  • D’un goût à mobiliser ses énergies (à faire, à créer, à bâtir ;
  • D’un sens à ses actions, ses valeurs propres.
 
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Publié par le 23 octobre 2013 dans Débats d'Idées

 

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Le projet resté …. projet depuis 2001

31-08-2013 22-03-44Le développement aussi vertigineux que rapide des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication, l’hémogénie qu’elles se sont octroyées, dans tous les domaines et secteurs, et le phénomène de la mondialisation aidant, ont engendré un mouvement vers un projet de l’évolution de la société où les repères ont éclaté. De nouvelles pratiques, de nouveaux usages ont émergé, et surtout des remises en questions en chaines se sont imposées.

Une « culture numérique » s’est développée en phase avec l’évolution continue des Technologies de l’Information et de la Communication donnant naissance entre autres, à des notions comme « cyber espace », « cyber jeunes », « culture jeunes », « génération internet », et c’est cette dernière qui nous intéresse dans notre propos.

Les jeunes d’aujourd’hui sont nés et ont grandi avec l’audiovisuel, donc imprégnés d’une certaine « culture de l’écran ». Ils se sont approprié très vite Internet beaucoup plus rapidement et même plus facilement que les adultes. La familiarisation aux multiples « objets écrans » (téléviseur, moniteur, téléphone mobil, lecteurs audio vidéo, Ipod, etc.) semble ne poser aucun souci majeur pour les jeunes que ce soit dans la sphère domestique, au lycée, dans les pratiques médiatiques, culturelles et de loisirs.

C’est dans ce contexte général qu’en l’an 2001, il a été décidé à juste titre, de mettre en place une nouvelle stratégie de modernisation des Institutions de la jeunesse et ce :

  • En mettant après étude préalable, un projet pour développer les activités des Institutions de jeunesse intégrant les Technologies de l’Information et de la Communication.
  • En faisant des maisons des jeunes, des « Clubs de jeunes », pour répondre encore plus aux aspirations des jeunes, pour leur adhésion à la « Société de la connaissance » et la maitrise des nouvelles technologies.
  • En mettant en place des espaces d’apprentissage des langues étrangères.

Ces décisions sont en totale adéquation avec l’avènement des TIC et les nouveaux enjeux que ces derniers supposent dans tous les domaines. Les objectifs déclarés sont :

  • Faciliter le dialogue entre et avec les jeunes, leur inculquer les valeurs de la démocratie, leur facilité l’intégration dans la société civile.
  • Développer leur sens du patriotisme, de l’appartenance et l’enracinement identitaire.
  • Les inciter à l’initiative, la créativité, et la responsabilité.
  • Faciliter l’adhésion des jeunes à la société de la connaissance en maitrisant les TIC et les langues étrangères.

Ce projet de stratégie a impliqué et imposé une certaine métamorphose de l’Institution et a abouti à la création au sein des maisons des jeunes de quatre espaces spécialisés :

· Un espace « Information » spécialisé dans la collecte de toutes les informations susceptibles d’intéresser les jeunes ou de leur servir dans les domaines qui les intéressent (études, travail, loisirs, etc.)

· Un espace « Informatique et Internet » un « cyberespace » pour naviguer, chercher, et communiquer sur la toile.

· Un espace « langues », Espace d’apprentissage des langues pour communiquer dans un esprit d’ouverture sur les cultures étrangères, et une meilleure adhésion à la « Société de la connaissance ».

· Un espace « activités de loisirs », il englobe toutes les activités de loisirs (les excursions, la danse, la musique, théâtre, cinéma, etc.)

Les maisons des jeunes fonctionnent donc depuis le quatrième trimestre de l’année 2001 avec cette structure.

Si par hypothèse on admet que les Technologies de l’Information et de la Communication ont une contribution innovante à apporter aux dispositifs pédagogiques. Cela laisse supposer que les animateurs dans leur démarche primordiale de conception de ces dispositifs œuvrent pour une dynamique innovatrice, et surtout une adéquation avec l’évolution constante des TIC tout en tenant compte du jeune (objectif premier de l’animateur), de ses caractéristiques, de ses besoins et attentes, étant lui même influencé par une culture numérique toujours en mutation.

Il fallait donc opter pour la mise en place des jalons de nouvelles pistes d’approches pédagogiques qui tiendraient compte des caractéristiques, spécificités et objectifs de chaque acteur intervenant dans l’opération « animation socioculturelle » dont le centre et l’objectif sont le jeune.

Et de là proposer une stratégie pour une nouvelle dynamique des espaces Informatique et Internet, sous forme de projet pédagogique, qui profiterait de la richesse des technologies nouvelles.

En développant les activités des « espaces informatiques », en les diversifiant, il sera aisé des les ouvrir sur les autres espaces (information, langues, et loisirs) et ainsi faire de la maison des jeunes un espace éclaté et organisé en réseau qui sera « l’univers » de liberté du jeune, son espace d’expression et de création.

Ainsi non seulement on réussira à donner à l’institution maison des jeunes de nouvelles opportunités pour jouer pleinement son rôle, atteindre ses objectifs, et trouver sa place dans la « culture numérique », mais aussi de replacer l’animateur dans le cadre pertinent qu’il se devait d’occuper, et de là faire du jeune le centre de gravité de l’institution, son objectif premier.

 
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Publié par le 31 août 2013 dans Débats d'Idées

 

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Un Projet… Un Défi

album_defiEn 1976, l’administration de Bir El Bey a édité un petit livret qui contenait toutes les photos des promotions qui sont passées par l’Ecole et depuis, plus rien. L’Ecole est devenue institut supérieur, le nombre des étudiants n’a cessé de progresser, mais PLUS de photos de promotions. Rien, Nada.

Je pense, et je suis sûr que je ne suis pas le seul, que c’est vraiment dommage et que c’est un « oubli » qui appelle réparation.

C’est dans ce sens que je propose l’élaboration d’un album photos qui regrouperait toutes les promotions qui sont passées par l’Institut depuis 1965. Il suffit d’avoir les photos (portraits) de chaque personne, son nom et prénom et sa date de promotion.

Avec maintenant le numérique, l’opération est très facilement réalisable, nous pouvons même éditer deux copies une en papier (un livre) et une autre numérique (un DVD interactif) ce qui autoriserait du même coup la création d’un site web. Supports qui peuvent être mis à jour à la sortie de chaque nouvelle promotion.

Pour ce faire il est essentiel que tout le monde participe à ce projet, ce qui sous-entend l’administration actuelle de Bir El Bey, la Direction générale de la jeunesse, les commissariats régionaux, les associations d’animateurs, et tous les animateurs (toutes les promotions confondues) pour élaborer les listes par promotion dans un premier temps. Ensuite collecter les photos d’identités avec les informations qui vont avec (nom et prénom et date promotion).

Voilà le projet, et à nous tous de relever le défi. Je me propose de faire le travail seul ou avec toute personne qui se porterait volontaire (ce qui serait intéressant c’est qu’une ou deux animateurs se portent volontaires pour collecter les photos de leur promotion) ensuite la centralisation sera facile à réaliser.

L’Appel :

  • Partager ce message le maximum possible (facebook, mail, twitter, sms, etc.)
  • Envoyer vos photos et infos.
  • Envoyer vos suggestions.
  • Nous proposer des moyens de financements.
  • Vous pouvez réagir avec vos commentaires ou utiliser mon mail (kyazidi@gmail.com)
 
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Publié par le 8 juin 2012 dans Débats d'Idées

 

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Une Rencontre où le Maitre Mot a été « Echanges »

affiche-molte9a-finalLa première rencontre autour de l’Information numérique dans les institutions (Etat des lieux et nouveaux horizons a tenu ses promesses :

· Une Rencontre dans le sens le plus juste du terme :

· Des animateurs de différents gouvernorats

· Des journalistes professionnels (presse, radio et télé)

· Des représentants de la Direction générale de la jeunesse

· Le Commissariat de la jeunesse et sport en la personne du chef de service et du sous-directeur de la jeunesse

· Deux inspecteurs (l’Inspecteur principal du district et l’inspecteur du gouvernorat)

Ce qui notable dans cette variété, ce n’est pas tellement la présence de tout ce « beau monde » mais leur participation active dans les travaux de la « Rencontre », une participation qui n’a rien de protocolaire, au contraire elle se situe au-delà de leurs statuts pour se retrouver au niveau de « simple » participants dans les débats et les cercles de discussions qu’ils soient formels (inscrits dans le programme) ou informels (pause-café, déjeuner, soirée…).

J’ose même affirmer que c’est une première, qui au-delà du fait qu’elle a rehaussé les débats et les échanges, a été un réel changement qui a rapproché les animateurs des responsables qui les entourent dans leur travail, a permis de « redorer » l’image de marque de nos institutions et du travail des animateurs, surtout quand on sait que les journalistes présents n’ont raté aucun débat et que les représentants de la Direction générale (présents une journée et demi) se sont impliqués à fond dans le programme. N’est-ce pas là, la meilleure preuve de la réussite de cette rencontre, et que ceux qui se sont absentés ont vraiment perdu quelque chose ?

 
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Publié par le 31 mai 2012 dans Débats d'Idées, L'Animation

 

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Questions « bêtes » et très méchantes

01Après toute une année à batailler pour comprendre pourquoi la révolution nous est passée sous le nez ? Comment nous qui vivons notre quotidien parmi les jeunes et à fortiori l’observatoire de la jeunesse n’avons rien vu venir ? Et puis pourquoi nous ne sommes pas arrêtés aux réalités qui nous été lancées à la figure pour profiter du changement et repenser tout notre travail, ses objectifs et tout ce qui tourne autour et proposer de nouvelles pratiques qui seront conformes à notre statut d’animateurs socioculturels ?

Mais, je dois l’avouer, je me suis toujours cogné au mur à chaque hypothèse qui j’avais échafaudé. Et voilà que le présent me renvoie à de nouvelles questions que j’estime graves, puisqu’il y va de notre identité, de nos fonctions et rôles dans la société qui nous échappent chaque jour un peu plus et s’entourent d’un brouillard sans fin.

En voilà quelques-unes des questions qui me taraudent l’esprit en ce temps de sit-in, de barricades et de revendications aussi nombreuses que diverses, organisés et orchestrés même par des jeunes.

  • L’animateur n’est-il pas « un acteur social » qui se doit d’être bien intégré dans la société, de comprendre ses rouages, ses tenants et ses aboutissants ?
  • L’animateur n’est-il pas la personne qui a été formé pour observer son environnement et s’en inspirer pour proposer des projets d’activités ?
  • L’animateur n’a-t-il pas parmi ses fonctions l’accompagnement du jeune pour faciliter son intégration sociale ?
  • L’animateur, travaillant dans le troisième milieu, n’est-il pas la personne la plus proche du jeune qui lui facilite l’expression et la communication et de là, être la personne la plus apte à comprendre ses soucis, problèmes et angoisses ?

Alors, et j’arrête là le flux des questions, est-ce qu’on va encore laisser passer cette occasion qui pourrait nous permettre de nous réapproprier notre statut réel dans la société et l’imposer. Nous qui avons toujours accusé « la société » de ne pas nous reconnaitre.

N’est-ce pas là une occasion en or pour rendre service aux jeunes, à la société et au pays, en imaginant des projets qui pourraient amener les jeunes au dialogue sain, sans violence, en leur permettant de s’exprimer, d’échanger, communiquer, et de réfléchir et de là comprendre et aider à trouver des pistes de solutions ?

C’est utopique ? Non ! je ne crois pas, avec maintenant les outils multimédias, avec les possibilités infinies qu’offrent le numérique et internet, il est possible de mettre en place des projets qui peuvent amener les jeunes à y participer et à les développer. Si on table sur un seul objectif, permettre au jeune de construire son discours de revendication au sein d’un groupe et de lui donner la possibilité de diffuser ce discours tout le reste suivra. Par exemple œuvrer pour mettre en place un réseau régional de discussion (Facebook, Twitter, visioconférence, etc.) que les jeunes gèreront et le développeront pour qu’il devienne national.

Je pense qu’il est possible que les animateurs d’une région puissent trouver des idées de projets qui amèneraient les jeunes à y participer, en partant des réalités de la région, des vraies questions qui taraudent les jeunes et des meilleures approches pour garantir l’adhésion des jeunes.

Le feront-nous ? Ou bien l’apathie qui nous gangrène est tellement ancrée en nous qu’elle a entrainé une paralysie généralisée ?

 
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Publié par le 18 janvier 2012 dans Débats d'Idées, Les Animateurs

 

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Résistez aux changements Messieurs, nous nous enfonçons !

sign_routRésister aux changements est une réaction-réflexe, donc que nous pouvons comprendre jusqu’à un certain point, qui dépassé, nous rentrerons dans la zone de la bêtise déclarée. Depuis des mois les institutions de jeunesses vivent un malaise qui au fil des jours est en train de se transformer en angoisse refoulée.

Dans certaines régions des acteurs du secteur de l’animation socioculturelle ont essayé de bouger, sachant que c’est la seule alternative pour y voir clair et participer à l’élaboration des nouvelles stratégies de travails. Reste que ces « mouvements » sont restés sectoriels et surtout n’ont pas pu trouver la bonne oreille pour les écouter et les suivre dans leurs démarches.

Des pages Facebook ont été créées, des blogs, il y’a eu même quelques articles de presse, mais l’apathie généralisée s’est maintenue et s’est même endurcie.

Jusque-là on peut se leurrer soi-même et trouver mille excuses à ceux qui n’ont guère voulu participer aux réflexions et aux recherches, mais que peut-on répondre à des responsables régionaux quand ils s’opposent aux tentatives de trouver et de faire émerger des idées qui peuvent aider à redorer l’image des institutions de jeunesses, à leur rendre leur place dans la société, à jouer les rôles qui lui incombent et accompagner les jeunes. Rien !

Tous les responsables nationaux, en commençant par le Ministre lui-même ont appelé à l’organisation de réunion de brainstorming pour réfléchir sur la situation du secteur et pour proposer des pistes de solutions. Alors comment se fait-il que certains « régionaux » rechignent à suivre le mouvement, et pire à sermonner les animateurs qui ont pris la décision d’agir ?

Deux conclusions s’imposent :

1. « Chasse le naturel il revient au galop », les régionaux toujours indécis et ne sachant sur quel pied danser, s’en remettent à leurs vieux réflexes.

2. On continue à vouloir faire de l’animateur « un exécuteur d’ordres » et à l’exclure de toute instance où il pourra montrer ses capacités et ses potentiels, comme si l’animateur qui est devenu sous-directeur est par en enchantement et le grade aidant est devenu seul à pouvoir décider des marches à suivre et des programmes à mettre en place.

Pour comprendre tout ce qui a précédé, je vous donne un exemple très récent, et très éloquent.

Dans un gouvernorat “prestigieux”, des animateurs (d’une institution de jeunesse) ont essayé de mettre en place un comité de réflexion pluridisciplinaire, et de mettre un agenda de travail pour essayer de disséquer et comprendre la situation des institutions de jeunesse et des jeunes pour pouvoir ensuite proposer des actions concrètes sur le terrain.

Leur travail de préparation a été très méthodique avec des objectifs clairs :

· Ils ont intégrés des partenaires sociaux (sociologue, psy, et autres) et qui eux-mêmes étaient des anciens des maisons des jeunes.

· Ils ont décidé de baliser le terrain avant d’intégrer dans leur projet les autres maisons des jeunes de la région.

· Et comme ils n’avaient pas d’inspecteur de jeunesse attitré au moment du lancement de l’expérience, ils ont fait appel à un inspecteur qui lui-même tentait une expérience aux objectifs similaires aux leurs.

Seulement, au bout de deux réunions, qui soient dit en passant, étaient à la hauteur des attentes, l’animateur instigateur de l’opération s’est vu convoqué au commissariat pour être sermonné comme s’il y’a eu atteinte à la sureté de l’état.

Ma dernière remarque et elle très importante à mon sens, c’est que seul un inspecteur avait le droit de jugé du travail du groupe. C’est un travail, ou projet ou tout ce qu’on veut à caractère pédagogique, et là personne, personne n’a le droit de prendre de décision outre l’inspecteur. Tous les administratifs, avec tous nos respects, n’ont aucun droit d’ingérence, sauf s’il émane du rapport d’un inspecteur. Que chacun fasse son travail et tout ira bien, même si on s’obstine à ce que rien ne bouge, et que la dégradation soit notre petite devise jalousement cachée.

 
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Publié par le 13 octobre 2011 dans Débats d'Idées

 

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